Le silicone n’est pas adapté pour tous les types de joints de carrelage, bien qu’il soit indispensable dans certains cas spécifiques. En effet, l’utilisation du silicone varie selon la situation et l’emplacement des joints. Pour mieux comprendre son rôle, nous allons examiner :
- Les différences entre le silicone et les joints traditionnels en ciment ou époxy,
- Les situations dans lesquelles le silicone est recommandé,
- Les conséquences d’une mauvaise utilisation du silicone dans les joints de carrelage,
- Des alternatives adaptées pour garantir étanchéité, durabilité et facilité d’entretien.
Cette analyse vous permettra d’adopter les bonnes pratiques pour vos projets de carrelage, en maximisant la qualité et la longévité de vos joints.
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Sommaire
- 1 Pourquoi le silicone n’est pas adapté pour les joints entre carreaux
- 2 Les zones où le silicone est recommandé pour les joints de carrelage
- 3 Le joint époxy : une alternative performante pour une étanchéité parfaite
- 4 Tableau comparatif des caractéristiques des joints de carrelage
- 5 Conseils pour une utilisation optimale du silicone dans le carrelage
Pourquoi le silicone n’est pas adapté pour les joints entre carreaux
La majorité des joints de carrelage entre les carreaux — la surface principale — ne doivent pas être réalisés avec du silicone. Le joint traditionnel est un mortier minéral, mélange de poudre de ciment, sable fin et adjuvants, qui durcit solidement et forme une structure rigide. Cette rigidité confère au sol ou au mur une résistance mécanique et une stabilité indispensables. À l’inverse, le silicone est un élastomère souple, ce qui engendre plusieurs inconvénients s’il est employé pour la surface courante :
- Aspect gommeux et sensibilité à la saleté : Le silicone attire la poussière à cause de son électrostatique et devient rapidement noirci par les moisissures, qui pénètrent dans la masse – contrairement aux joints ciment où la saleté reste en surface et s’élimine plus facilement.
- Durabilité et adhérence médiocres : Le silicone jaunit et se décolle sous l’effet du frottement, ce qui le rend inadapté pour les zones piétinées.
- Coût élevé : Une cartouche de silicone coûte environ 10 €, tandis qu’un sac de joint poudre couvre 20 m² pour environ 15 €, ce qui rend l’emploi du silicone sur toute la surface peu rentable.
- Entretien compliqué : La nature souple du silicone rend son nettoyage difficile, surtout avec un sol ; l’usage de la serpillière ne suffit pas.
Ces éléments soulignent que la flexibilité et la résistance à l’eau du silicone ne compensent pas ses faiblesses en matière de résistance mécanique et de durabilité lorsqu’il s’agit de joints inter-carreaux.
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Le rôle clé du joint ciment et ses performances techniques
Le joint cimentaire durcit comme de la pierre, solidifiant la pose du carrelage et offrant une excellente adhérence. Son inconvénient principal reste sa porosité, qui peut favoriser l’apparition de taches ou de moisissures, surtout dans les zones humides. Pour pallier cela, le joint époxy a fait son apparition comme solution alternative 100 % étanche.
Les zones où le silicone est recommandé pour les joints de carrelage
Le silicone conserve un rôle essentiel pour certaines situations où la flexibilité du joint est indispensable pour tenir compte des mouvements des supports :
- Joints périphériques ou de dilatation : Les pourtours de pièce où les murs et le sol se rejoignent nécessitent une souplesse pour absorber les dilatations thermiques et les vibrations.
- Angles rentrants : Les jonctions entre deux murs ont besoin d’un joint souple afin d’éviter les fissures.
- Liaisons sanitaires : Les bords des baignoires, lavabos ou receveurs de douche sont soumis à des contraintes d’étanchéité et à des mouvements, rendant le silicone indispensable.
Le silicone utilisé dans ces cas est souvent formulé avec un traitement fongicide pour améliorer la résistance aux moisissures, ce qui en fait le choix incontournable pour sécuriser l’étanchéité dans les pièces d’eau.
Différence entre joint de calfeutrement et joint de carrelage
Le joint en silicone dans les angles ou les pourtours est davantage un joint de calfeutrement ou de fractionnement qui garantit souplesse et imperméabilité. Contrairement au joint de carrelage classique, il ne rigidifie pas l’ensemble mais protège des infiltrations et adaptations mécaniques du bâtiment.
Le joint époxy : une alternative performante pour une étanchéité parfaite
Lorsque l’objectif est d’obtenir un joint avec une durabilité maximale, une étanchéité sans faille et une facilité d’application pour de petites surfaces, le joint époxy représente une solution de qualité supérieure :
- Matériau dur et solide : Le joint époxy durcit comme du plastique, assurant une excellente résistance aux chocs et à l’usure.
- Décollage impossible : La liaison est robuste, évitant que les carreaux ne bougent ou se fissurent.
- Imperméabilité totale : Idéal pour piscines, cuisines professionnelles ou douches à l’italienne, là où l’humidité est intense.
- Entretien simplifié : La surface lisse se nettoie facilement, au Karcher notamment.
La difficulté réside dans la mise en œuvre, qui demande un certain savoir-faire pour éviter les traces et assurer un résultat esthétique satisfaisant.
Tableau comparatif des caractéristiques des joints de carrelage
| Type de joint | Flexibilité | Étanchéité | Résistance à la saleté et moisissures | Durabilité | Coût approximatif/m² | Zone d’application adaptée |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Joint cimentaire | Faible | Moyenne | Moyenne (peut noircir) | Élevée | 1 à 2 € | Surface inter-carreaux |
| Joint silicone | Élevée | Très bonne | Faible (s’encrasse) | Moyenne à faible | 8 à 15 € | Périphérie, angles, liaisons sanitaires |
| Joint époxy | Moyenne | Excellente | Très bonne (lavable) | Très élevée | 10 à 20 € | Surface inter-carreaux, zones humides |
Conseils pour une utilisation optimale du silicone dans le carrelage
La réussite d’un joint silicone dépend de la préparation et de la pose. Pour bénéficier pleinement des atouts du silicone, il est essentiel :
- De respecter un délai de séchage adapté, en consultant notamment les recommandations sur le temps d’attente du silicone.
- De choisir un produit de qualité, avec un traitement antifongique pour préserver l’aspect et l’hygiène.
- De bien nettoyer et sécher la surface avant application pour maximiser l’adhérence.
- D’éviter la peinture sur silicone, car elle ne tient pas en surface, comme détaillé dans cette ressource sur la peinture et le silicone.
Enfin, l’emploi du silicone doit rester réservé aux zones où sa flexibilité et sa capacité à garantir une étanchéité optimale sont nécessaires, pour éviter les désagréments liés à un joint mal adapté.
Quels produits pour les murs de cuisine et salle de bain ?
Pour des murs modernes et faciles à entretenir, notamment dans la cuisine, il est préférable d’opter pour une combinaison adaptée des produits. Les joints cimentaires ou époxy assurent une bonne durabilité et une bonne étanchéité, avec du silicone posé exclusivement sur les angles et les jonctions, assurant ainsi un équilibre entre solidité et souplesse. Pour plus de conseils sur la décoration murale en cuisine, vous pouvez consulter ce dossier sur les murs de cuisine modernes et ses astuces pratiques.
L’impact des structures et cloisons sur la pose des joints
Les murs et cloisons, notamment ceux à isolation phonique renforcée, peuvent provoquer des mouvements qui nécessitent un joint souple en périphérie. Pour bien comprendre ces contraintes, il est utile de se référer à cette analyse des effets de l’isolation phonique sur la cloison. Utiliser du silicone aux bons endroits garantit la pérennité de votre installation, évitant fissures et infiltrations.



